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Le glanage est une pratique ancestrale qui revient au goût du jour. Vivant dans la précarité alimentaire, de plus en plus de Français rejoignent le rang des glaneurs au cours de ces dernières décennies. Ce rituel consiste à se nourrir gratuitement. Il concerne aussi bien les citadins que les gens de la ville qui ont du mal à joindre les deux bouts.

Retraités, étudiants et bien d’autres personnes aux revenus modestes s’y adonnent dans l’Hexagone. Ils glanent un peu partout, notamment dans les champs et les marchés. Certains vont jusqu’à glaner même leur meuble et électroménager.

L’origine du glanage

L’origine du glanage

Comme les temps sont durs, le glanage se révèle comme une solution toute simple pour se procurer des produits frais en toute gratuité.

À l’origine, le terme glaneur faisait référence à ceux qui allaient ramasser les récoltes oubliées ou laissées dans les champs. On parle plus souvent du glanage de pomme de terre où les agriculteurs laissent les tubercules qui passent au travers des machines dans les champs. Ils seront récupérés par les plus démunis, soit une occasion de valoriser gratuitement des légumes hors-normes.

Par la même occasion, les ramasseurs vont partager un moment de convivialité entre eux au cours de la séance de glanage.

Le glanage urbain

Le glanage urbain

Étant donné que la pratique s’est exportée dans le milieu urbain, le terme glaneur a pris un autre sens. Il désigne aujourd’hui, les personnes aux revenus modestes qui viennent récupérer les produits invendus dans les bennes de supermarché ou après les marchés.

Ce mode de vie s’avère être un bon moyen pour lutter contre la pauvreté. En France, tous les modes de récupération alimentaire ont été mis en place, afin d’aider les personnes ayant recours à ce système.

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les glaneurs viennent d’horizons beaucoup plus variés. Cela s’explique par le prix des fruits et légumes devenu trop cher.

En faisant du glanage, ils pourront économiser sur leur alimentation sans payer le moindre centime. Sans parler du fait que des milliards de nourritures partent à la poubelle chaque année.

Un mode de vie alternatif

Un mode de vie alternatif

Il est évident que le glanage consiste à limiter sa participation au circuit économique. C’est pourquoi, il est devenu un mode de vie à part entière. On peut tout glaner.

En ville, il suffit de visiter de quartier en quartier pour voir les objets délaissés qui ne servent plus aux ménages. Ainsi,  les glaneurs apprennent à vivre avec ce qu’ils récupèrent. Par exemple, un canapé retrouvé dans la rue servira de sommier.

Parfois, ils donnent un petit coup de bricole aux mobiliers pour leur donner une seconde vie ou les revendre à nouveau.

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